Recherche

Activités de Samsara Marks

Les activités de Samsara Marks sont réservées aux majeurs (au moins 18 ans révolus). En cas de doute, une pièce d’identité pourra être demandée.

Participer à l’association

Pour participer à l’association, il faut en faire la demande en écrivant un mail à contact at samsara-marks point org, en indiquant :

  • votre pseudo (si vous souhaitez rester anonyme) ou votre prénom et nom (si vous souhaitez contribuer en votre nom propre)
  • une adresse email pour communiquer avec vous (si vous souhaitez rester anonyme, il est recommandé de ne pas utiliser votre messagerie habituelle, a fortiori professionnelle, et d’utiliser une adresse dédiée à vos correspondances sur ces sujets)
  • la confirmation de votre part que vous êtes majeur (au moins 18 ans révolus)
  • votre engagement à respecter la Charte éthique

De manière optionnelle, vous pouvez également préciser la manière dont vous proposez de contribuer au groupe, voire nous faire parvenir une mini-biographie (celle-ci nous permettra de mieux comprendre qui nous sommes et ce que nous pouvons mutuellement nous apporter). Le format de la mini-biographie est de 500 caractères maximum, espaces compris (3-4 lignes en gros – vous pouvez aussi envoyer une version en anglais si vous le souhaitez), en rapport avec le sujet (il s’agit plus d’évoquer de votre expertise en sociologie, en droit ou en shibari que de votre 1er prix de clarinette au conservatoire). Cette biographie peut être, soit officielle (« Chercheur au laboratoire XYZ… »), soit anonymisée (voir, par exemple, la mini-bio de l’initiateur du projet dans la rubrique http://samsara-marks.org/fr/a-propos/). Attention : cette biographie sera publiée sur la page des contributeurs à Samsara Marks et sera donc visible de tous, y compris en dehors du groupe. Soyez attentifs à sa formulation.

Sauf mention contraire, la participation aux activités de Samsara Marks est gratuite.

Participer au séminaire de recherche mensuel

Le séminaire de recherche mensuel est un moment privilégié pour réfléchir et produire du concret ensemble, dans un cadre convivial.

Ces réunions sont exclusivement réservées aux participants à l’association (voir section « Participer à l’association » ci-dessus). L’inscription est gratuite mais obligatoire, en envoyant un email pour confirmer votre souhait de venir à la prochaine réunion. Par retour de mail, vous seront transmis :

  • la confirmation de votre inscription (sous réserve de places disponibles) ;
  • le lieu de la réunion ;
  • les documents d’information (s’il y en a), qui vous permettront de mieux contribuer aux échanges.

Quand ont lieu les réunions ?

Notre premier séminaire de recherche mensuel a eu lieu le lundi 10 décembre 2018. La prochaine réunion aura lieu le:

lundi 21 janvier 2019, de 20h à 23h, à Paris

L’accueil ouvre dès 19h30 et pourrez rester discuter, à l’issue du séminaire, jusqu’à la fermeture des lieux.

Où ont lieu les réunions ?

Le lieu exact est communiqué aux personnes inscrites à l’événement (attention, celui-ci est susceptible de changer d’un mois à l’autre : il faut vraiment s’inscrire !).

Nous nous réunirons souvent dans un bar privatisé, vers le métro Père Lachaise. Vous pouvez y boire (bière 6€, verre de vin 5€, cocktails 9€ – sans alcool 6€…) et/ou y manger (planche de charcuterie 15€, fromage 14€ – pas de plat vegan mais vous pouvez apporter de quoi manger). Une consommation minimum est obligatoire pour rémunérer la salle qui nous accueille.

Le lieu est accessible aux personnes en situation de handicap se déplaçant en fauteuil roulant.

Quels sont les objectifs des ces réunions ?

L’objectif principal des réunions est de construire une réflexion (état des lieux, discussion, conseils…) et des points de repères (articles, fiche pratique…) sur un sujet donné, avec le prisme d’une ou de plusieurs disciplines scientifiques. Par exemple « Que dit la loi sur le BDSM ? » (droit, médecine, psychologie, sciences politiques…), « Sommes-nous biologiquement destinés à être monogames ? » (biologie, neurosciences…), « Que dit la psychiatrie sur le BDSM ? » (médecine, psychologie, neurosciences, droit…), « Quelles sont les statistiques associées aux sexualités atypiques et aux relations alternatives dans le monde ? » (sociologie), « Comment la notion de perversion s’est-elle développée dans la pensée scientifique ? » (histoire des sciences / épistémologie…), ou sur un plan plus concret: « La cravache : effets, risques et bonnes pratiques » ou « Comment rechercher le consentement d’autrui ? ».

Concrètement, comment se déroule une séance ?

La forme du séminaire peut varier d’une réunion à l’autre.

Voici un exemple en deux temps.

La première partie consiste à explorer un sujet à travers une présentation (30 min), suivie d’une discussion structurée (30 min), destinée à critiquer positivement, enrichir, mettre en perspective, le point de vue présenté (comme il s’agit de travaux recherche, il est possible que le point considéré soit technique et fasse appel à des notions ou un vocabulaire spécifique. Il est toutefois demandé aux participants de faire preuve de pédagogie et d’ouverture, afin de faciliter les échanges) :

  • Présentation de la fiche de lecture d’un article de recherche
  • Exposé des travaux d’un participant sur un sujet donné
  • Retour d’expérience de professionnels
  • Témoignages de pratiquants expérimentés
  • Information sur les évolutions en matière de doctrine (médicale, juridique…)

La seconde partie consiste à mettre en forme les conclusions issues de cette discussion sous la forme d’un point de repère qui sera rédigé, puis publié, pour rendre compte des enjeux, des conclusions consensuelles ou controverses issues de la discussion, avec les arguments présentés, références bibliographiques (1h). Le travail se fera à l’aide d’un outil collaboratif sur lequel chacun pourra intervenir (ordinateurs portables bienvenus), sous la responsabilité d’un secrétaire de séance qui assurera la coordination et la cohérence des contributions.

Parmi les points de repères produits :

  • Nouvel article publié sur le site
  • Mise à jour du lexique
  • Nouvelle fiche pratique sur tel ou tel sujet (ou mise à jour)
  • Mise à jour des références externes

Participer au groupe Facebook

Il existe un groupe Facebook fermé : celui-ci n’est accessible qu’aux personnes ayant préalablement confirmé qu’elles étaient majeures et qu’elles approuvaient la Charte éthique.

Questions sur les principes de fonctionnement de Samsara Marks

En quoi est-ce différent d’un munch / apé’rencontre / … ?

C’est une réunion de travail, au cours de laquelle certains termes techniques seront employés.

En particulier, il ne s’agit pas d’un débat grand public, d’une réunion d’information/initiation pour les novices. Ce n’est pas non plus le lieu d’une psychothérapie de groupe, une scène de démarchage politique, commercial, religieux ou de démonstration rhétorique, un lieu de rencontre (sauf si c’est pour la science : là, c’est encouragé) ou de pratique (à l’exception de la masturbation intellectuelle qui est, elle, la bienvenue).

Pourquoi adopter une démarche de recherche collaborative interdisciplinaire et ouverte à des non-chercheurs ?

Les sujets considérés sont des thématiques dont la complexité ne peut être appréhendée par approche mono-disciplinaire. Par ailleurs les travaux qui ont pu être réalisés sur ces sujets, par exemple par l’intermédiaire de sondages, de surcroît réalisés par des chercheurs qui n’ont jamais expérimenté eux-même ces situations, semblent souvent déconnectés de la réalité et des préoccupations réelles des personnes concernées.

A l’instar de démarches de recherche collaborative engagées par exemple en médecine (où il existe des initiatives impliquant l’ensemble des personnes concernées : chercheurs, personnel soignant, patients, accompagnants, associations…) ou encore en sciences de l’éducation, nous proposons donc de faire travailler ensemble des chercheurs de différentes disciplines et des praticiens expérimentés, avec l’aide de méthodes adaptées à ce genre de groupe.

L’un des principes de base consiste à ce que chacun reconnaisse l’apport des autres contributeurs, même s’il est d’une autre discipline ou s’il n’est pas lui-même chercheur ou diplômé (NB : il n’y a pas de diplôme universitaire en kinkologie de toutes façons…). En particulier, aucun contributeur n’est un « cobaye » et aucune information à caractère personnel ne doit être recueillie ou exploitée sans le consentement des personnes concernées. C’est l’un des points que nous abordons dans notre Charte éthique.

Est-il vraiment possible de faire un travail sérieux et de publier en demeurant anonyme ?

Dans la recherche scientifique comme ailleurs, il est normal de rechercher la légitimité d’une information et sa traçabilité.

Toutefois, cet enjeu est à mettre en balance avec d’autres enjeux, notamment de vie privée, qui dans le cas présent sont critique comme nous l’expliquons ci-dessous.

Préserver la vie privée des participants

Le choix de Samsara Marks est de laisser chacun libre de se présenter à titre officiel ou en utilisant un pseudonyme.

C’est notamment vrai pour les chercheurs : le monde académique n’est pas un paradis exempt de pression sociale et certains chercheurs, par ailleurs explorateurs de sexualités atypiques ou de relations alternatives, tiennent fortement à leur anonymat.

Même les chercheurs qui travaillent officiellement sur la sexualité et, a fortiori, sur des « déviances », sont parfois stigmatisés par leurs collègues (il y a des mécanismes de psychologie sociale qui peuvent expliquer cela – et on en parlera au séminaire).

Nombre de personnes qui explorent les sexualités atypiques ou les relations alternatives estiment que, si leur identité était révélée, ils risqueraient de perdre leur emploi ou encore leurs amis ou leur famille, qui ne comprendraient pas. Les enjeux de confidentialité sont donc critiques.

Un exemple tragique est celui d’Alan Turing, scientifique père de l’informatique moderne et héros de la Seconde Guerre mondiale, qui, à cause de son homosexualité, a été inculpé d’« indécence manifeste et de perversion sexuelle » et mis en demeure de choisir entre l’incarcération et la castration chimique. Il choisit la seconde option et fut retrouvé mort, dans son lit, quelques mois plus tard, après ce qui a été décrit comme un suicide au cyanure.

Produire des travaux de valeur

L’histoire nous montre toutefois qu’il est possible de publier des travaux de valeur tout en étant anonyme:

  • Dans le domaine littéraire, un grand nombre d’écrivains ont pris un nom de plume pour échapper à la pression sociale liée à leur profession, leur sexe/genre, leur origine, leur âge, leur image, pour préserver ou fuir leur famille… Parmi ceux-là, il y a Robert Galbraith (J.K Rowling), Robin Hobb (Margaret Lindholm), Henri Troyat (Lev Tarassov), Stendhal (Henri Beyle), Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson), Pablo Neruda (Neftalí Reyes)…
  • Un auteur s’est particulièrement distingué en la matière. Il s’agit de Roman Kacew, qui a eu le prix Goncourt sous le pseudonyme de Romain Gary puis, une seconde fois, en inventant un autre écrivain du nom d’Emile Ajar, autre pseudonyme, pour contourner la règle qui interdisait à la même personne d’avoir deux fois le prix
  • Dans le domaine mathématique, Nicolas Bourbaki, auteur de nombreux écrits qui ont révolutionné la discipline, était en fait est le nom d’un collectif secret (dont cinq ex-membres ont eu la Médaille Fields – équivalent du prix Nobel en mathématiques)
  • Voir aussi :

Si l’anonymat sera donc souvent de mise, il s’agira cependant de préserver les principes de traçabilité permettant de garantir la pertinence des travaux, en publiant raisonnements, méthodologie employée, données utilisées, etc.

Exemple de situation où un chercheur travaille en son nom propre

Le groupe n’a pas vocation à réaliser des travaux pour le compte de tiers et ne dispose d’aucun financement (ni même de compte en banque d’ailleurs) : il se résume à un groupe de personnes de bonne volonté mettant en commun leurs efforts. Des projets impliquant des financements, équipements de laboratoire ou autre, se feront sous la responsabilité de chercheurs qui interviendront alors, en leur nom propre et conformément à la loi et à la déontologie de leur profession.

Autres activités de recherche

D’autres activités de recherche seront organisées, notamment pour faciliter une collaboration permanente en dehors des réunions.

Bénéfices potentiels, y compris au-delà de notre périmètre d’étude

Nous essayons de comprendre, comment les pionniers d’une intimité qui s’éloigne des standards sociaux, sur le plan sexuel et/ou relationnel expérimentent pour trouver des solutions aux questions, parfois difficiles, auxquelles ils sont confrontés.

Grâce à cette initiative, nous avons pour ambition de produire des repères qui seront utiles à ces explorateurs, à ceux qui les accompagnent, mais aussi, pour certains de ces repères, à une population plus générale, face à des situations relationnelles ne revêtant pas nécessairement un caractère intime.

C’est en tout cas la perspective que nous apporte le Design Thinking, développé en particulier à l’Université de Stanford, lequel nous invite à nous appuyer sur les défis (ici interpersonnels, psychologiques, physiques, sociologiques, juridiques, politiques…), la motivation et la créativité des « pratiquants non-standard », pour résoudre un problème plus général. Les promoteurs de cette approche rappellent ainsi, par exemple, que c’est grâce aux explorateurs de l’extrême de la NASA que vous avez un appareil photo dans votre smartphone et des lunettes anti-rayures sur le nez…